Nous continuons notre remontée en faisant une pause dans la vallée du Cochamo. J'avais eu l'occasion de découvrir cette vallée il y a 6 ans lors de ma première visite du Chili. Nous avions tenté
de descendre la rivière en kayak. Après de nombreuses péripéties, nous étions arrivés en bas tous ensemble et sans dommage... Malgré tout je gardais un souvenir fabuleux des décors grandioses de
la vallée et je voulais donc y emmener les filles. L'anniversaire d'Elodie était un bon prétexte pour s'offrir cette excursion. Là au moins, Elodie ne pouvait pas refuser... Je dois préciser que
les chevaux n'étaient pas ses meilleurs amis!!!
La vallée de Cochamo, située dans la région de l'Araucanie et des lacs, est un havre de paix aux décors de cartes postales. Les grandes falaises de granit blanc se découpent dans le ciel bleu
au dessus des forêts verdoyantes.
Nous sommes partis pendant 4 jours à cheval. Tentes, réchaud, ponchos et nourriture ont été chargés sur nos montures si douces et si habiles.
Jeudi 6 mars, nous voilà en route vers les montagnes du Cochamo. 6 heures de marche sont prévues pour atteindre le camp de la Junta. Margot est seule sur son cheval. Mélisse est tantôt avec
Elodie, tantôt avec le guide ou avec moi. L'apprenhension de départ s'étiole rapidement devant ces paysages de rêve. La piste devient vite un sentier étroit, raide et sinueux. La forêt est
dense et sombre. Le sol est détrempé et caillouteux. Les chevaux ont le pied sûr et tout le monde est en confiance. Margot semble être née sur un cheval.
Après avoir traversé le canyon de la "muerte", le chemin s'adoucit et la vallée s'élargit. Bientôt les grandes falaises de granit s'élèvent face à nous. Quel spectacle!
En fin d'après-midi, nous arrivons au camp de la Junta. Nous installons notre tente à proximité du refuge et de la maison d'Andres.
Vendredi 7 mars, guidé par Andres, nous partons découvrir les toboggans de la Junta sur lesquels j'avais déjà usé le fond d'un vieux pantalon. Trente minutes de marche dans les Ulmos (grands
arbres fleuris), un torrent à traverser et nous y voilà.

Nous avons joué toute l'après-midi sur ces grandes dalles de
granit dans une eau gélée. Mais comment résister?
Quand les toboggans ont eu raison du short et du slip d'Andres, nous sommes rentrés au camp.
Les parents de ce petit garçon de 8 ans, tous très sympathiques, s'occupent du "campo" toute l'année pour le tour opérateur avec lequel nous sommes partis (Campo Aventura).
Samedi 8 mars, la pluie est au rendez-vous. Pourtant nous ne l'avions pas convoquée! Les seaux d'eau qui arrosent la montagne nous obligent à décaler notre départ d'une journée. En fin
d'après-midi, le soleil tente quelques percées qui nous permettent d'aller balader aux allentours du refuge. Toujours guidés par Andres, nous montons vers une jolie cascade. Au retour nous
organisons un jeu d'adresse avec un vieux tas de fers à cheval.
Dimanche 9 mars, le soleil est de retour. Nous chargeons de nouveau nos chevaux pour rentrer. Nous n'avons pas vraiment envie de quitter ce lieu si agréable et si beau.
Le chemin de retour est encore plus glissant qu'à l'aller. Les ruisseaux ont grossis et débordent sur le sentier. Après quelques heures et une belle pirouette, nous arrivons à la voiture.
Nouvelle surprise! La marée est si haute que les chevaux ont de l'eau au-dessus des étriers... C'est rigolo...

Quelle belle aventure! Et en plus
maintenant Elodie aime presque les chevaux!!!!