Mercredi 19 décembre 2007
Voilà la suite de notre virée sur le Palena. Nous parlions d'un sauna, n'est-ce-pas?

(pour en savoir plus rendez-vous dans un prochain article sur la construction d'un
sauna)

(bien au chaud dans le sauna)

(partie de pêche sur le raft)

(on ne vous avait pas menti!!!)
Dimanche 18 décembre. C'est le dernier jour de navigation. Nous avons rendez-vous à midi au pont de la Junta. C'est avec dix minutes d'avance que nous atteignons l'objectif après 90 kilomètres au
total de navigation.

(un des derniers petits rapides)

(mais où est passée la kayakiste?)

(et voilà l'arrivée...)
Nos chauffeurs ne se vont pas attendre et à une heure trente de l'après-midi la voiture fait route vers Futaleufu. Quatre heures de piste nous attende. Donc si vous êtes aussi brillants que moi
en calcul mental, nous devrions ouvrir les portes de la maison à 5h30!
Alors me diriez-vous pourquoi sommes-nous arrivés à 9h30!
Pour ceux qui connaissent Raphaël, vous ne serez pas étonnés d'imaginer qu'à ce moment son "good Karma" (traduction pour les non-initiés: sa chance) nous a bel et bien laissés en plan.
Tout d'abord, la station essence que nous croisons n'ouvre qu'à 15 heures. Nous attendons donc. Pas le choix, la suivante est au bout du monde. Quand enfin nous repartons, c'est le pneu arrière
droit qui nous lâche. Peu importe, nous avons acheté avant de partir un pneu presque neuf pour remplacer la vieille roue de secours que nous avions. Quelle clairvoyance me diriez-vous!
Une heure se passe, les paysages défilent tous plus beaux les uns que les autres. Des arbres gigantesques, des cascades ricochant sur les falaises de granit, des lacs dans lesquels se reflêtent
les immenses glaciers recouvrant les sommets. Un bruit très caractéristique me sort de ma béatitude. Et oui! Le pneu quasi-neuf ne ressemble plus à rien, sinon à un rouleau de réglisse qui aurait
pris le soleil...
On analyse alors la situation: Futaleufu est à 2 heures, le premier village à 30 minutes et une maison se dessine dans le lointain. Que fait alors Raphaël? Il part avec Margot et son pneu pour
aller taper à ladite maison. Les gens sont ici très serviables et un notaire venu se reposer dans sa cabanas secondaire prend les choses en mains. Après 2 heures d'attente au bord de la piste en
plein soleil voilà Raph, Margot et le notaire qui reviennent la mine dépitée. Personne ne peut réparer le pneu ici, personne n'en vend évidemment. La seule solution qui a finalement été
trouvée? Payer un paysan pour nous ramener avec tout le matériel de navigation, les pneus, un des deux chauffeurs (le premier ayant déjà trouvé une navette) et les Thiebauts jusqu'à
Futaleufù. La photo est très parlante, je n'en dirai pas plus si ce n'est que Raphaël ( oui, oui mon mari) a qu'en même trouvé le moyen de laisser dans la voiture du notaire sa pochette avec nos
4 passeports, les cartes de crédit et les espèces que nous n'avions pas voulu laissé à la maison. Au cas où !!!!!
Par los viajeros
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