Lundi 31 mars 2008
Hola,
nous revoilà à Atacama avec Maloune et Bernard pour découvrir les fantastiques paysages et les décors surnaturels que nous offre la nature dans cette région aride.
Au très petit matin, vers 4 heures, nous prenons la route en direction des Geisers de Tatio. Je parle de route mais en réalité nous nous retrouvons sur une piste bien abimée et vertigineuse sur laquelle nous tentons des pointes à 50 kilomètres heure... Bref, 2 heures plus tard nous arrivons sur une autre planète, extraordinaire.

Des champs de geisers s'élevent de tous côtés. La lumière du soleil levant dessine des fantômes de fumée et des entrailles de la terre jaillissent des jets d'eau brûlant tout autour de nous. Prenez garde à ne pas vous faire arroser.
Mais les vapeurs de souffre nous montent bientôt à la tête et sans trop traîner nous reprenons la piste en sens inverse. La nuit nous avait cachés la beauté des paysages de l'altiplano (plaine d'alititude) qui se dévoilent maintenant à plus de 4000 mètres d'altitude.


El zorro (renard), la vicona (vigogne, sorte de petit lama) o el viscacha (lapin des andes) sont parfaitement adaptés à  la rudesse du climat et de l'altitude. Quelques touffes d'herbe pour les uns, quelques mulots pour les autres et le désert prend vie.


Au sud du village de San Pedro s'étend le plus vaste salar du pays. Les volcans enneigés que l'on distingue dans le lointain culminent à plus de 5000 mètres d'altitude et servent de frontière avec l'Argentine et le Bolivie. La niege qui fond sur ces sommets s'infiltre et s'écoule lentement vers la plaine. En arrivant sous le salar, elle rencontre des couches de terres imperméables. L'eau, emprisonnée, s'évapore doucement formant des sculpures de sel à perte de vue. Malgrè l'aridité des lieux une flore et une faune s'organisent en parfaite harmonie. Nous croiserons de magnifiques lézards gris et jaune et de nombreux oiseaux dont les fameux flamands-roses andins et chiliens.

Mais quels sont ces étranges animaux aquatiques qui toisent le désert en contrebas en faisant des pirouettes dans l'eau turquoise? Cette oasis "Peine" au pied de la chaîne des volcans nous offre un agréable bain rafraîchissant avant de nous lancer dans la grande traversée du salar d'est en ouest. Le retour est amorcé...

Après 6 heures de route dans le désert brûlant, nous atteignons la côte d'Antofagasta où nous plantons la tente. Je regrette vraiment de ne pas avoir pris Bernard en photo quand il rentre dans sa tente. Le premier soir, j'ai bien cru mourir de rire. Pour ceux qui ne connaissent pas Bernard, imaginez un géant de 112 kilogrammes rampant pour tenter de rejoindre ses pénates dans une antique canadienne au toit pointu, modèle micro de randonnée, le top du top il y a 30 ans, dégotée pour l'occasion !!! Un grand grand merci au copain qui l'a prêtée généreusement...


Et au petit matin, le pélican de Pâques avait caché des oeufs dans les coquilles saint-jacques... Quel farceur!

En manque de verdure et de fôrets vosgiennes nous mettons le cap vers la vallée de l'Elqui berceau de la production de "Pisco"(alcool national du Chili), un oasis de vignes irriguées entre cactus et sommets désertiques.
Devinez ce que vous voyez sur cette photo?



Pour rentrer à Santiago, nous quittons la vallée de l'Elqui par une piste de montagne rejoignant Ovalle, coeur de la région des "Molle" (lire moyé) faisant partis des premiers peuples du Chili. Cette piste qui devait être un raccourci est l'une des plus belles que l'on ait emprunté depuis le début de notre voyage. Des cactus, des vignes, des cols et des sommets multicolores résument cette traversée inattendue.


Un peu nostalgique de ces années dans la marine, Bernard rêve de visiter Valparaiso dans l'espoir de pouvoir admirer l'"Esméralda", voilier école, en rade dans ce port du Chili.


Valparaiso est aussi décrite dans de nombreux romans et fût un lieu d'inspiration pour Pablo Neruda. Quarante-cinq collines recouvertes de maisons de toutes les couleurs dominent le port marchand. Une dizaine d'ascenceurs permette de les gravir sans effort.


Malheureusement le voilier n'était pas là. A défaut nous avons vu la maquette dans le magnifique musée de la marine. Réputée pour ces bas quartiers et ces vols fréquents, Valparaiso cache de nombreux pirates repentis ou en mal d'inspiration...
Au détour d'une ruelle, nous l'avons échappés belle. Deux terribles corsaires s'en sont pris à notre bourse. Terrorisés nous avons cédé sans discuter avant de prendre nos jambes à nos cous...


Et voilà aujourd'hui l'avion nous attend et j'en ai gros sur la patate....
Adieu le Chili, on se reverra.





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Lundi 31 mars 2008

Samedi 15 mars Bernard et Maloune Thiebaut, les grands-parents paternels de Margot et Mélisse nous ont rejoints pour nos deux dernières semaines au Chili. Nous avons choisi de leur faire visiter le Nord du pays pour un dépaysement total et pour profiter de la chaleur du soleil d'Atacama.
Voici quelques photos pour illustrer ce périple de plus 3000 kilomètres à travers des paysages fantastiques et multicolores au milieu du désert le plus aride du monde.

Cette histoire commence un dimanche au "Mercado central" de Santiago devant un ceviche de poisson qui met le papi en joie!

Pour l'occasion les princesses ont sorti leur tenue de fête et leur diadème d'argent.

Après un petit détour dans les rues de la capitale, nous rentrons au "Cafe Tales" qui fait aussi hôtel pour voyageurs.

Nous nous échappons très vite de ce monde bruyant et agité pour retrouver la quiétude de la côte pacifique. Rien de tel qu'une nuit sous la tente, bercé par le clapotis des vagues, pour se sentir bien au petit matin.









Sur ce bateau là, Bernard n'est pas le capitaine mais il en prend son parti surtout pour aller voir de si adorables lobos marinos.





La femelle, à gauche et son petit de l'année, à droite, en période de mue (mi-mars).

Mais la route est longue pour atteindre San Pédro d'Atacama, aussi nous reprenons la route après notre petite escapade en mer. Il n'y a plus d'arbre, quelques touffes d'herbes et quelques cactus desséchés poussent deci delà.

Nous croisons quelques gouanacos et quelques créatures étranges.


Après avoir traversé la Sérenna, Copiapé, Antofagasta et Calama, nous arrivons enfin à San Pédro d'Atacama. Cette petite ville aux murs blancs et aux ruelles poussièreuses est perchée à 2400 mètres d'altitude à deux pas de la Bolivie et de l'Argentine.



Je ne sais pas si c'est l'effet del'altitude ou de l'abus de Pisco mais nous avons bien eu l'impression de croiser Jésus.
C'était Pâques... Ceci explique peut-être cela.

Notre histoire continue sur la lune. A quelques kilomètres du Village, la merveilleuse vallée de la Luna nous offre un coucher de soleil à en couper le souffle.



















Ce sont des galeries de sel.
Avant que le soleil ne disparaisse, nous promenons dans ce canyon de sel qui crépite sans cesse en faisant le même bruit qu'un glaçon jeté dans un délicieux jus de papaye.
Puis la lumière décline lentement avant que le soleil ne disparaisse complètement sur l'horizon.





















Même la lune ne voulait pas louper le spectacle !


Les curieux peuvent nous suivre et ouvrir la deuxième partie de notre aventure dans le chapitre n°2 du même nom. A bientôt.

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Jeudi 27 mars 2008
Nous continuons notre remontée en faisant une pause dans la vallée du Cochamo. J'avais eu l'occasion de découvrir cette vallée il y a 6 ans lors de ma première visite du Chili. Nous avions tenté de descendre la rivière en kayak. Après de nombreuses péripéties, nous étions arrivés en bas tous ensemble et sans dommage... Malgré tout je gardais un souvenir fabuleux des décors grandioses de la vallée et je voulais donc y emmener les filles. L'anniversaire d'Elodie était un bon prétexte pour s'offrir cette excursion. Là au moins, Elodie ne pouvait pas refuser... Je dois préciser que les chevaux n'étaient pas ses meilleurs amis!!!


La vallée de Cochamo, située dans la région de l'Araucanie et des lacs, est un havre de paix aux décors de cartes postales. Les grandes falaises de granit blanc se découpent dans le ciel bleu au dessus des forêts verdoyantes.
Nous sommes partis pendant 4 jours à cheval. Tentes, réchaud, ponchos et nourriture ont été chargés sur nos montures si douces et si habiles.


Jeudi 6 mars, nous voilà en route vers les montagnes du Cochamo. 6 heures de marche sont prévues pour atteindre le camp de la Junta. Margot est seule sur son cheval. Mélisse est tantôt avec Elodie, tantôt avec le guide ou avec moi. L'apprenhension de départ s'étiole rapidement devant ces paysages de rêve. La piste devient vite un sentier étroit, raide et sinueux. La forêt est dense et sombre. Le sol est détrempé et caillouteux. Les chevaux ont le pied sûr et tout le monde est en confiance. Margot semble être née sur un cheval.































Après avoir traversé le canyon de la "muerte", le chemin s'adoucit et la vallée s'élargit. Bientôt les grandes falaises de granit s'élèvent face à nous. Quel spectacle!































En fin d'après-midi, nous arrivons au camp de la Junta. Nous installons notre tente à proximité du refuge et de la maison d'Andres.

Vendredi 7 mars, guidé par Andres, nous partons découvrir les toboggans de la Junta sur lesquels j'avais déjà usé le fond d'un vieux pantalon. Trente minutes de marche dans les Ulmos (grands arbres fleuris), un torrent à traverser et nous y voilà.































Nous avons joué toute l'après-midi sur ces grandes dalles de granit dans une eau gélée. Mais comment résister?
Quand les toboggans ont eu raison du short et du slip d'Andres, nous sommes rentrés au camp.

Les parents de ce petit garçon de 8 ans, tous très sympathiques, s'occupent du "campo" toute l'année pour le tour opérateur avec lequel nous sommes partis (Campo Aventura).
































Samedi 8 mars, la pluie est au rendez-vous. Pourtant nous ne l'avions pas convoquée! Les seaux d'eau qui arrosent la montagne nous obligent à décaler notre départ d'une journée. En fin d'après-midi, le soleil tente quelques percées qui nous permettent d'aller balader aux allentours du refuge. Toujours guidés par Andres, nous montons vers une jolie cascade. Au retour nous organisons un jeu d'adresse avec un vieux tas de fers à cheval.



Dimanche 9 mars, le soleil est de retour. Nous chargeons de nouveau nos chevaux pour rentrer. Nous n'avons pas vraiment envie de quitter ce lieu si agréable et si beau.
































Le chemin de retour est encore plus glissant qu'à l'aller. Les ruisseaux ont grossis et débordent sur le sentier. Après quelques heures et une belle pirouette, nous arrivons à la voiture. Nouvelle surprise! La marée est si haute que les chevaux ont de l'eau au-dessus des étriers... C'est rigolo...
Quelle belle aventure! Et en plus maintenant Elodie aime presque les chevaux!!!!
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Jeudi 27 mars 2008
Hola todos como estan?

Quand nous avons quitté Chaiten pour remonter vers le nord, nous avons emprunté la piste menant à Puerto-Montt par Hornopiren. Cette piste magnifique traverse le "Parque Pumalin". Cette réserve naturelle a une histoire peu commune et qui mérite d'être racontée. Je me contente de vous retranscrire une partie du chapitre du guide "lonely planet":
"Grand comme le Rhodes Island, le Parque Pumalin est la propriété de l'homme d'affaires américains Douglas Tompkins. Adolescent découvrant la Patagonie sac au dos en 1961, ce new-yorkais tomba amoureux des paysages sauvages et intacts de cette contrée. Il fonda et revendit les marques Esprit et North Face. Avec ces gains, il se mit à acheter de petites fermes patagones afin de protéger les forêts anciennes des méfaits du développement. En 2005, Tompkins et son épouse Kristine McDivitt (ancien PDG de la griffe Patagonia qui contribua aux investissements) possèdent plus de 5180 km2 dans le sud du Chili dont 2889 km2 du parc Pumalin(...). Leur but est la préservation de ces terres et leur ouverture au public sous forme de parcs."
Des campings, des sentiers d'interprétations, des refuges jalonnent le parc et permettent de le découvrir en utilisant ces infrastructures. En voici quelques photos prises après un jour et une nuit de vrai pluie patagone comme nous n'en avions rarement vu...













































































Toutes les chemins sont aménagés avec des passerelles, des ponts suspendus, des escaliers en bois et des écritaux en bois donnant de précieuses informations sur le milieu naturel.

Les arbres immenses que vous pouvez voir sur les photos sont des Alerces. ils peuvent vivre 3000 ans! Ils sont aujourd'hui protégés après avoir été utilisés sans retenue dans la marine.

















De Caleta Gonzalo nous avons pris un ferry, le dernier de la saison (1er mars), pour Hornopiren petit port de pêche coloré et agréable.
Caleta Gonzalo
L'arrivée sur Hornopiren
Le port de Hornopiren...

De Hornopiren nous avons pris la piste de Pichanco pour trouver un emplacement de camping pour la nuit. L'endroit nous a tellement plus que nous y sommes restés trois jours: mer, rivière, saumons, sable et trous d'eau, fruits de mer... Que souhaiter de plus! Regardez plutôt.

La rivière et la mer...
Petit saumon de quelques kilo...
Petite baignade rafraîchissante...
Miam, miam le bon saumon...
... cuit au feu de bois!
Jeux dans le sable et ramassage de moules. A la crème et au curry, c'est pas mauvais!






























Et même que des fois on pense à se laver !!!!
A bientôt.

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Dimanche 16 mars 2008
Margot continue son récit:

Dimanche 24 fèvrier, les kayakistes sont partis explorer le canyon amont du palvitad. Cette rivière est alimentée par les eaux de fonte du glacier du volcan Corcovado. Après 10 heures d 'efforts, ils sont revenus au campement. Ils ont raconté que le canyon n'était pas franchissable en kayak . Mais ils ont repéré des grands  tobogans et des vasques d'eau transparente.
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Après une deuxième nuit au camp 3, nous sommes redescendus par la forêt et les kayakistes par la rivière.
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Puis nous sommes retournés à la cabane de pêcheurs en bâteau.
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Le 25 fèvrier, on est resté dans la baie de Auchamo pour jouer sur la plage et observer les dauphins. En plus maman a nagé avec eux. Les kayakistes sont partis quelques heures pour surfer des vagues de l'océan.
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Nous avons aussi pêché une sierra aussi grande que ma soeur (1mètre10). Quel régal! Après le repas nous sommes rentrés à Chaiten. Nous sommes arrivés de nuit !
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undefined Bonne nuit mélisse...

Ces quelques jours ont été fantastiques. A bientôt.
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Dimanche 16 mars 2008
Coucou.
Des copains et nous avons été invités par des chiliens pour partir explorer une rivière au nom de Palivitad. A une heure et demi en bateau au sud de Chaiten, cette rivière coule du volcan Corcovado. Les personnes qui nous ont invitées essayent de développer un lodge d'activités out-door et nous ont demandées d'évaluer le potentiel de sport d'eau vive. Nous devions aussi explorer le canyon amont afin de voir s'il se navigue.

Margot nous a fait un beau résumé au passé composé de nos quatre jours dans ce paradis au potentiel immense.

Margot:" Le vendredi 22 fèvrier, nous sommes partis de Chaiten en bâteau pour une expédition sur le rio Palvitad. En arrivant, nous avons vu des dauphins noirs et blancs. Ils ont sauté à l'avant du bâteau pendant longtemps. J'ai eu envie de nager avec eux. Le soir nous avons dormis dans une cabane de pêcheurs qui va devenir un lodge.
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Le lendemain matin, samedi 23 fèvrier, nous nous sommes levés à 6 heures du matin. Le bâteau est venu nous chercher pour nous emmener à l'entrée de la vallée du Palvitad. Un zodiac nous a tranférés au camp 1.
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De là, nous avons marché 4 heures dans une forêt primaire. Des bambous, des fougères arborescentes, des lichens et des mousses ont poussé dans cette forêt dense et sombre.
Un groupe de kayakistes a remonté la rivière en pagayant à partir du camp 2, l'autre groupe a marché tout le temps.
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undefined Une autre petite fille est venue avec nous. C'est Hannah, elle est canadienne mais vit au Chili. Elle a bientôt 5 ans. Nous nous sommes tous retrouvés au camp 3 en fin d'après-midi ".
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La nuit je n'ai pas été rassurée car nous avons croisé des traces de pumas et des lutins des bois !!!
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En voilà un !















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Chut! Le re-voilà !






Nous avons aussi vu des créatures étranges...
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Et des oiseaux enchanteurs " le Chucao"...
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Après une nuit malgrè tout bien reposante, nous avons encore pu découvrir ce lieu extraordinaire...

Rendez-vous dans l'article "El rio palvitad (suite)".

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Samedi 15 mars 2008
Le mois de fèvrier est très animé à Futaleufu. Le premier week-end du mois s'ouvre "la semaine de Futaleufu" par un premier rodéo. Cinq jours d'animations  s'enchaînent alors avant un second rodéo de fermeture qui dure trois jours et trois nuits... Evidemment nous n'avons pas l'entraînement des chiliens mais nous avons pu assister à quelques moments trépidents de la fête. En voici un petit aperçu...

undefined Stade de rodéo: "la media luna"

undefined Les enfants attendent les animations impatiemment.... Rythme chilien: rendez-vous 10h., arrivée des animateurs 11h., début des jeux 12h. bien tapé...
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Puis les villages commencent à se rassembler pour venir assister aux passionnantes manches du rodéo.
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undefined Tout le monde est là. Les plus jeunes, les plus vieux, les plus saouls, les mieux habilés et les blondinettes....

Le premier jeu, par équipe de deux, consiste à bloquer une vache sur des zones précises de la media-luna. Les vaches doivent être stoppées en avançant le cheval sur l'épaule ou les fesses de la vache avant de lui faire faire demi-tour pour recommencer de l'autre côté du stade.

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undefined Les mousses épaisses sont installées le long des palustrades où les vaches doivent être arrêtées. Ce cavalier n'a que 9 ans. Il concourt en équipe avec son père et ont fini second du rodéo. C'est un véritable honneur au Chili d'être un champion dans cette discipline. Alors imaginez-vous la joie de ce jeune garçon de pouvoir se confronter et de battre des adultes qui n'en sont pas à leur première compétition...

Une autre animation, très spectaculaire mais pas très agréable pour les vaches, est de les attraper au lasso (à pieds ou à cheval) afin de les faire tomber.
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Puis vient l'animation la plus ludique qui consiste à rester le plus longtemps possible sur le dos de la vache... qui ne le voit pas d'un bon oeil! Là les vaches prennent leur revanche.
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undefined Ils finissent tous le cul parterre!

A très bientôt pour la découverte du Rio Palvitar, du Cochamo et du volcan Villarica.
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Samedi 15 mars 2008
Voici quelques  frimousses chiliennes, des bouilles bien caractéristiques...

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undefined Si,si, il y a de nombreux chiliens blonds...
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C' était quelques photos pour vous dire que nous sommes toujours en vie. Nous avons quitté Futaleufu le 20 fèvrier et depuis nous sommes en vadrouille. C'est donc pas toujours facile de vous retransmettre nos aventures en temps réel. Quelques articles devraient être publiés ces jours-ci. A plus. Elo.
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Dimanche 17 février 2008
Cette fois ci , je vous laisse d'abord regarder les photos et ensuite lire les commentaires. Vous pourrez ainsi associer les photos au texte que Margot a écrit.

undefined Aéroport de Trelew
undefined Mélisse et Margot à Puerto Madryn
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undefined Petit bain de sable sur la plage de Puerto Madryn
undefined Petit zodiac et gros tracteur...
undefined Sur le bateau
undefined Femelle?
undefined Mâle à gauche, femelles à droite?
undefined wouah-wouah de l'année
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Quelques explications données par le parc, peut-être qu'avec une loupe vous pourrez les lire!

Le 28 janvier, nous avons quitté Calafate en avion pour aller à la péninsule de Valdes. L'avion a atterri à Trelew et un taxi est venu nous chercher pour nous emmener à l'hôtel Cid de Puerto Madryn.
Le 29 janvier, nous avons vu des lions de mer à Puerto Pyramid. Nous étions dans un petit zodiac. C'était la période de reproduction et je me suis bien amusée à les regarder se battre! Il y avait aussi plein de bébés tout noir qui tétaient leur maman. Ils étaient tellement mignons que je voulais en prendre un! Mais maman n'a pas voulu!
Ensuite nous avons vu des éléphants de mer en tas sur la plage. C'était la période de la mue (changement de peau) et les éléphants dormaient tout le temps.

undefined Pingouins ou cormorans? (réponse:cormorans)

 Le lendemain nous avons fait 200 kilomètres pour aller voir une colonie de pingouins. Il y en avait  300 000, je les ai vus de très près. Ils ne sont pas farouches. Les jeunes sont plus clairs que les adultes. La veille, j'avais perdu une dent et la petite souris en avait mis un sous mon oreiller. A bientôt. Margot.
Voilà, Margot vous a à peu près tout dit. Je rajouterai juste que les pingouins se rassemblent chaque année sur cette presqu'île de Punta Tombo. Ils viennent se reproduire et élever les poussins jusqu'à ce qu'ils puissent prendre la mer. Les pingouins vivent en couple et ils se retrouvent d'une année sur l'autre parmi des milliers de congénères. D'après les études menées sur place par des scientifiques, plus de 90% d'entre eux parviennent à retrouver leur partenaire et leur nid! Quel exploit! Les poussins naissent après 45 jours d'incubation et tentent leurs premières plongées vers 3 mois.
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Le soir même nous avons pris un bus de nuit avec des sièges-couchettes pour retrouver Raphaël venu nous récupérer à Esquel, à 1h30 de Futaleufu.
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Voilà le voyage s'est terminé là!
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Mercredi 13 février 2008
Le lendemain de la visite du glacier Perito Moreno, nous repartons à 6 heures du matin du terminal de bus d'El Calafate.
undefined Les filles ont du mal à ouvrir les yeux...
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Nous voilà de nouveau à bords d'un bus sur la piste menant d'El Calafate à El Chalten. Il faut environ 5 heures de route pour atteindre notre objectif en contournant le lago Argentina, en remontant la vallée de la Léona et en longeant le lago Viedma. Les paysages désertiques de l'Argentine contrastent avec les grandes étendues verdoyantes du Chili. Rochers, hauts plateaux et pistes sableuses caractérisent la route qui nous mène vers le Fitz Roy et le Cerro Torre.
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Il est 11 heures quand le bus nous dépose. Pour sûr nous nous attendions à tout sauf à ceux qui se présentent à nos yeux! Et oui il y a souvent des surprises quant on voyage. En voilà une belle!!! Nous nous étions à vrai dire imaginées un petit Chamonix argentins où tous les grands alpinistes viennent à un moment donné de leur vie d'athlète se confronter aux montagnes les plus renommées du sud de l'Argentine. Rien à voir! Un puzzle indéfinissable de bric et de broc où tout est commencé mais rien n'est fini, où chacun fait à son goût s'en essayer d'harmoniser un peu l'ensemble.
undefined Vue d'en haut, c'est pas pire!
Bref dans ce dédale de ruelles poussiéreuses à l'opposé du terminal de bus, nous avons trouvé notre auberge. Toute petite, toute jolie, tenue par de charmantes jeunes filles toutes aussi agréables que leur hébergement portant le nom d'Islandis.
Après une nuit bien calme, nous partons vers le Fitz Roy. Solange part vers 9 heures, nous autres vers midi. Nous devons nous retrouver en route au bord d'un joli petit lac, Lago Capri.
undefined undefined En chemin, je croise deux guanacos et deux petits lutins des bois... undefined
La vue sur le Fitz-Roy est magnifique. Mais ce jour-là, il n'a pas voulu se dévêtir complètement. Nous l'avons donc admiré sous son voile de mariée...
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Pendant que les filles et moi nous nous prélassions au bord du lac, Solange marchait vers le belvèdère du "Lago de Los Tres" pour être au pied des grandes paroies granitiques qui culminent à plus de 3400 mètres d'altitude.
Quand vers 15 heures, elle nous rejoint, c'est à mon tour de m'élancer vers ce beau point de vue. Margot et Mélisse préféraient ce jour là jouer dans le lac chaud plutôt que d'user leurs "godiots".
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undefined Vers 20 heures, le Fitz-Roy se découvre un peu plus...mais pas totalement!

Le soir, de retour à El Chalten, nous trouvons un petit restaurant bien agréable pour nous récompenser de nos efforts.


Une fois de plus, le lendemain matin, nous sautons dans nos chaussures de marche. Cette fois-ci nous partons vers le Cerro-Torre, sommet culminant à 3102 mètres d'altitude.
undefined undefined Le sommet du Cerro Torre est l'aiguille de granit qui s'élève à droite de la photo. Le sommet de gauche, isolé, s'appelle le Cerro Solo.

Cette randonnée sans dénivelée s'est avérée bien plus difficile que ce que pensions par sa longueur. C'est une vallée qui n'en finit plus... et le retour est tout aussi pénible, évidemment!
undefined Le sommet du Fitz-Roy vu du chemin menant au Lago Torre

Margot et Mélisse ont encore marché comme des gazelles et nous avons pu aller jusqu'au Lago Torre.
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Quelle vue! Nous l'avons toutes trouvé plus beau que le Fitz-Roy, et  nous n'avons pas regreté d'être venues jusque là.
undefined Et malgrè tout, elles ont encore le sourire !
Nous étions parties de l'auberge à 10 heures du matin et nous sommes rentrées à 21 heures! Nous avons été obligées de retourner au restaurant, n'est-ce-pas?
Cette randonnée était la dernière prévue au programme. Le bouquet final! La suite du voyage se passe à quelques centaines de kilomètres plus au nord, sur la côte atlantique. Nous avons rendez-vous avec des lions! Alors à plus...


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